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L' HORLOGE COMTOISE

de sa naissance à nos jours

 

SOMMAIRE
  1. Définition
  2. Naissance de la comtoise
  3. Evolution des techniques
  4. Quelques grands noms

Rouages d'un mouvement cage fer ancien



1 - Définition.

Avant de retracer l'histoire de cette pièce d'horlogerie qui a fasciné et fascine toujours un large public, il convient de rappeler la définition de ce qu'est une horloge comtoise ou horloge de parquet.

En examinant l'étonnante diversité de modèles d'horloges à balancier fabriquées depuis environ trois siècles, on peut se demander quels sont les caractéristiques permettant de qualifier ou non de comtoise telle ou telle horloge de parquet.

Le nom "comtois" indique une origine. C'est en effet en Franche-Comté qu'est née cette horloge. Mais alors, quelle sont les spécificités, les caractéristiques communes qu'ont toutes ces horloges de comté ? La forme, l'essence de bois utilisée pour la caisse, les décors, ?

Bien qu'il faille reconnaître que les modèles munis d'une caisse de forme violon en épicéa avec décors polychromes sont des classiques du genre, ils ne représentent qu'une partie de la famille des horloges comtoises.

D'autre part, les mouvements comtois n'ont pas toujours été insérés dans une caisse. Ils étaient au départ commercialisés seuls.

Par contre, si l'on observe les mouvements produits de l'origine à nos jours en Franche-Comté, on constate une étonnante continuité dans les principes de conception, les dimensions, les fonctionnalités.

Nous considérerons donc comme horloge comtoise, une horloge animée par un mouvement dont les caractéristiques sont les suivantes :

Mouvement dit à "cage fer"  (fig. 1).

- Les 2 corps de rouages indépendants (mouvement et sonnerie), placés côte à côte sont intégrés dans la cage fer.

- La cage fer est constituée de 2 plaques de tôle ( inférieure et supérieure ) reliées entre elles par 4 colonnes en fer. Le tout est assemblé par vis, ce qui rend le mouvement facilement démontable.

- Les axes des rouages tournent sur des platines en fer plat munies de paliers (ou bouchons) en laiton.

- Entraînement par 2 poids en fonte d'environ 4 Kg.

- Régulation par un balancier long d'environ 1 mètre.

- Sonnerie avec décompte des heures sur cloche avec répétition 2 minutes plus tard. Sonnerie 1 coup aux demies.

- Le système d'échappement a évolué au gré des avancées techniques apparues dans l'horlogerie. Les premières comtoises ont un échappement à verge et roue de rencontre pour ensuite adopter l'échappement à ancre plus précis et plus fiable. On peut noter la présence rare d'échappements de type MAYET ainsi que de type Chevalier de Béthune.

Echappement à verge et roue de rencontre sur un mouvement comtois datant de 1850

échappement à verge et roue de rencontre

Echappement à ancre sur un mouvement comtois actuel

Echappement à ancre

Echappement à verge et roue de rencontre sur un mouvement comtois datant de 1850
échappement à verge et roue de rencontre

2 - Naissance de la comtoise

Fronton de comtoise en laiton estampé

On ne peut parler de la naissance de la comtoise sans évoquer les débuts de l'horlogerie dans le Haut Jura. L'acquisition des techniques et du savoir-faire en ce domaine a débuté au XVième siècle avec l'installation dans les monastères et les beffrois des villes d'horloges d'édifices.

Ces horloges, de dimensions imposantes étaient d'une précision toute relative ( un décalage d'une heure par jour n'était pas rare ) et d'une fiabilité limitée par les technologies employées ( les rouages étaient souvent en bois ). On du faire appel à des artisans pour assurer leur entretien et y apporter des modifications.

C'est ainsi qu'un habile forgeron dénommé MAYET s'illustra vers l'an 1660 en reconstruisant en fer, la vétuste horloge en bois du couvent des capucins de St Claude. Fort de ce succès, secondé par ses frères, il développa cette activité et livra quantité d'horloges.

Cependant, si l'on souhaite dater l'apparition des premières comtoises, on reliera celle-ci à l'apparition dans l'horlogerie du pendule comme organe régulateur.

En effet les horloges d'édifices mentionnées plus haut, ont pour organe régulateur le foliot associé à une roue de rencontre. Le foliot est une barre horizontale tournant alternativement suivant un axe vertical passant par son centre, et solidaire suivant cet axe d'une verge portant deux palettes en contact avec une roue de rencontre. Le foliot ne possède pas de période propre. De plus, la fréquence d'oscillation est fortement dépendante des nombreux frottements engendrés par la configuration du système. Le foliot est cependant utilisé jusqu'à l'application à l'horlogerie des qualités isochrones du pendule. C'est le physicien hollandais Christiaan HUYGENS (1629-1695) qui le premier fait réaliser une horloge à pendule de sa conception par un artisan horloger de La Haye, Salomon COSTER en 1657.

Les moyens de communication de l'époque n'ont permis l'introduction en Franche-Comté du pendule de HUYGENS comme organe régulateur qu'aux alentours de 1690. La légende attribue aux frères MAYET la paternité de cette introduction. On peut donc considérer que les premières comtoises sont apparues au début du XVIII ème siècle.


à suivre ......

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